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Gluten : une question de mode ?

A l’heure où 1 américain sur 5 inclut des produits estampillés « sans gluten » dans son alimentation (1) et près de 30% (2) tentent d’en exclure le gluten la question se pose… Et nombreux sont les médias arborant des reportages sur « la mode du sans gluten ».

Alors le gluten, question de mode ou de santé ?

Plusieurs troubles liés à la consommation de blé exclusivement et/ou gluten ont été identifiés






Parmi ces troubles, l’allergie au blé engendre une réponse allergique avec des symptômes allergiques « classiques » tels qu’urticaire, eczéma, asthme, gonflement… C’est une réaction totalement distincte de l’intolérance au gluten (ou maladie cœliaque) qui est une pathologie auto-immune et non une allergie (3).

Les personnes intolérantes au gluten (ou cœliaques) sont donc porteuses d’une maladie auto-immune. Elles ne digèrent pas le gluten et vont produire des anticorps anti-gluten. Ces anticorps vont détruire leurs cellules intestinales et conduire à tous les symptômes connus (nausées, vomissements, diarrhées et bien d’autres). Leurs villosités intestinales (sortes de plis que fait la paroi intestinale) sont fortement dégradées, ceci engendrant douleurs, hyperperméabilité intestinales et malabsorption. Ces personnes peuvent être détectées grâce à un test immunologique sanguin quantifiant les anticorps « anti-gluten ».

Pour les personnes hyper-sensibles, ce test se révèlera négatif. En effet elles ne sont ni allergiques ni cœliaques. Leurs villosités intestinales ne sont pas aussi dégradées mais le gluten génère une inflammation locale responsable de symptômes similaires à ceux des personnes cœliaques (4).

L’intolérance au gluten est estimée toucher environ 1% de la population. Une proportion avoisinant les 10 à 15% de la population serait touchée par l’hypersensibilité au gluten et ces chiffres sont régulièrement en augmentation. Au regard de la difficulté à digérer le gluten, les personnes souffrant du syndrome du côlon irritable ou ayant un système immunitaire perturbé (autres pathologies auto-immunes) pourraient elles aussi tirer profit d’une alimentation sans gluten.

Alors question de santé pour certains, de mode pour d’autres peu importe au fond. Si pour une fois la mode permet de manger plus sain, ne la blâmons pas !

Mais la question du manger « plus sain » se pose justement lorsqu’il s’agit de manger sans gluten. Attention aux nombreux produits « sans gluten » non bio qui envahissent les rayons des supermarchés. Nombreux sont ceux présentant une liste à rallonge d’additif alimentaire peu recommandable et dont l’effet bénéfique sur la santé est alors à remettre en question…

Manger sans gluten est bien souvent une obligation, parfois un choix, quelque soit le cas il faut avant tout revoir un peu ses habitudes alimentaires afin d’améliorer sa santé en mangeant sans gluten.


Mais revenons à l’essentiel : par « gluten » de quoi parle-t-on ?



 

(2) The NPD Group/Dieting Monitor, 52 week data year ending January 30, 2013

(3) Biesiekierski JR. What is gluten ? J Gastroenterol Hepatol. 2017 Mar;32 Suppl 1:78-81

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